{"id":200,"date":"2017-09-19T02:00:20","date_gmt":"2017-09-19T02:00:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/?p=200"},"modified":"2018-12-11T12:23:15","modified_gmt":"2018-12-11T12:23:15","slug":"les-jetons-de-la-compagnie-de-la-baie-dhudson","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/?p=200","title":{"rendered":"Les jetons de la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9couvreurs et les premiers explorateurs du nouveau monde et les colons qui suivirent se rendirent vite compte que les Am\u00e9rindiens et les Inuits n&rsquo;avaient que faire de leur argent. Ces derniers voulaient surtout des fusils, de la poudre \u00e0 fusil, du tabac, des pots, des casseroles, des couvertures de laine et des outils comme des couteaux et des haches. Ils savaient bien s\u00fbr utiliser les pierres tranchantes et les morceaux de coquillage mais ils ne duraient pas longtemps. \u00c0 cette \u00e9poque, le troc \u00e9tait de mise avec les autochtones.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le commerce des fourrures est pr\u00e9sent depuis aussi longtemps que les gens portent des v\u00eatements. Cependant rien n&rsquo;aura \u00e9t\u00e9 comparable au commerce des fourrures tant en Europe au 16<sup>e<\/sup> si\u00e8cle qu&rsquo;au cours des 17<sup>e<\/sup>, 18<sup>e<\/sup> et 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cles en Am\u00e9rique. Le castor d&rsquo;Europe ou castor d&rsquo;Eurasie (l&rsquo;Europe et l&rsquo;Asie ensemble) a \u00e9t\u00e9 chass\u00e9 de fa\u00e7on abusive jusqu&rsquo;\u00e0 ce que l&rsquo;esp\u00e8ce soit pr\u00e8s de l&rsquo;extinction en Europe. Des petits groupes ont surv\u00e9cu gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement de la traite des fourrures initi\u00e9 par Champlain au d\u00e9but de la colonisation en Nouvelle-France.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Compagnie des Marchands de Rouen et de Saint-Malo (1614-1620) fond\u00e9e par Champlain et la Compagnie de Caen (1620-1621), qui furent forc\u00e9es de fusionner sous le nom de Compagnie de Montmorency&nbsp; (1622-1627) en plus de la Compagnie des Cent-Associ\u00e9s (fond\u00e9e par Richelieu en 1627 et dont Champlain fut le lieutenant de 1629 \u00e0 1635) se virent tour \u00e0 tour attribu\u00e9es le monopole de la traite des fourrures en Nouvelle-France. Elles \u00e9tablirent des postes de traite dans la vall\u00e9e et le golfe du Saint-Laurent. Le commerce allait bon train et les castors d&rsquo;Europe ont pour ainsi dire \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9s par les castors canadiens, qui a long terme en pay\u00e8rent le prix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La chasse et la trappe au castor que pratiquaient les Am\u00e9rindiens pour leurs besoins personnels s&rsquo;intensifia avec l&rsquo;arriv\u00e9e des premiers postes de traite. Ils le chassaient alors aussi pour se procurer des biens de n\u00e9cessit\u00e9 en \u00e9change, tout comme les explorateurs et les coureurs des bois. De toute \u00e9vidence l&rsquo;argent europ\u00e9en \u00e9tait bien inutile \u00e0 ces gens avides d&rsquo;aventures et de d\u00e9couvertes. La peau de castor qui prenait de plus en plus de valeur commen\u00e7a ainsi \u00e0 s&rsquo;imposer comme standard dans les \u00e9changes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais pourquoi le castor \u00e9tait-il tant demand\u00e9 et avait-il tant de valeur ? \u00c0 cause du feutre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le feutre est un tissu (\u00e9toffe) faite de poils d&rsquo;animaux agglom\u00e9r\u00e9s ensemble par pression et \u00e9bouillantage. On le fabrique en arrachant et m\u00e9langeant d&rsquo;abord les poils. Par la suite on les presse et on les traite avec des produits chimiques dans un bain d&rsquo;eau bouillante. Une fois sec, le feutre peut \u00eatre d\u00e9coup\u00e9 et taill\u00e9. Il a de la valeur car il est imperm\u00e9able, mall\u00e9able et n&rsquo;use pas rapidement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;utilisation des fourrures pour faire du feutre a probablement d\u00e9but\u00e9 en Asie centrale. On trouva que le feutre durait longtemps et qu&rsquo;il \u00e9tait fabriqu\u00e9 assez facilement. Les nomades en fabriquaient avec de la fourrure de ch\u00e8vre, de mouton, de chameau et d&rsquo;autres animaux pour faire leur tentes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le feutre existait d\u00e9j\u00e0 chez les Chinois, les Grecs et les Romains de l&rsquo;Antiquit\u00e9. Ils utilisaient le feutre comme couverture pour les chariots ou pour rembourrer selles et armures afin de bloquer les fl\u00e8ches : un feutre \u00e9pais les stoppe plus efficacement que le cuir. Apr\u00e8s la fin de l&#8217;empire romain au 5<sup>e<\/sup> si\u00e8cle les techniques de sa fabrication se sont perdues en Europe occidentale. Il semble que les crois\u00e9s les aient ramen\u00e9es de Constantinople.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;usage du feutre progressa par la suite de fa\u00e7on remarquable aux 12<sup>e<\/sup> et 13<sup>e<\/sup> si\u00e8cles en Europe occidentale o\u00f9 il supplanta les cuirs et les fourrures. Ces derniers, plus chers, n\u2019offraient pas toujours une bonne protection contre la pluie et la neige. Une botte de feutre par exemple, pratiquement imperm\u00e9able, reste s\u00e8che \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur tandis qu&rsquo;une botte de cuir glisse et se d\u00e9trempe dans la neige.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Europ\u00e9ens chassaient le castor et en consommaient la viande. Ils le chassaient aussi pour une autre raison : le castor\u00e9um. Le castor\u00e9um est une s\u00e9cr\u00e9tion huileuse et odorante produite par des glandes sexuelles du castor situ\u00e9es pr\u00e8s de l&rsquo;anus. Il lui permet de d\u00e9limiter son territoire et de rendre son pelage imperm\u00e9able. Cette substance utilis\u00e9e en m\u00e9decine et en parfumerie est connue depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais on chassait principalement le castor pour sa fourrure afin de confectionner des gilets et des chapeaux pour l&rsquo;hiver. Au 17<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, une nouvelle mode en Europe, les chapeaux \u00e0 bordures larges (en feutre de castor) inspir\u00e9s de ceux port\u00e9s par les soldats su\u00e9dois durant la Guerre de Trente Ans (1618-1648), fit exploser la demande pour les fourrures de castor : les articles \u00e0 la mode tels ces chapeaux demandent beaucoup de feutre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Demande qui n&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pas banale : au Moyen \u00c2ge et \u00e0 la Renaissance, les chapeaux en feutre de peau de castor sont d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9s. En Europe, pour se prot\u00e9ger contre le froid, la pluie et le soleil, rois, reines, courtisants, nobles, et autres portent presque tous un couvre-chef, et ce hiver comme \u00e9t\u00e9. En plus de jouer un r\u00f4le de protection, le chapeau d&rsquo;apparat affirme le statut social. Il est devenu par la suite un accessoire de mode \u00e0 part enti\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au m\u00eame moment le castor europ\u00e9en \u00e9tait en voie d&rsquo;extinction car il avait \u00e9t\u00e9 surexploit\u00e9 en Europe. Une des meilleures fourrures pour fabriquer le feutre est celle du castor : elle donne un feutre doux et lisse. On dut donc se tourner vers l&rsquo;Am\u00e9rique. En raison de la rar\u00e9faction de l&rsquo;esp\u00e8ce, la fourrure de castor prit encore plus de valeur. Le castor \u00e9tait victime de la qualit\u00e9 de ses poils.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La peau de castor s&rsquo;imposa donc comme standard de monnaie d&rsquo;\u00e9change en Nouvelle-France. Il fut confirm\u00e9 dans ce r\u00f4le avec la venue de la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Compagnie_de_la_Baie_d%27Hudson\" target=\"_blank\">Compagnie de la Baie d&rsquo;Hudson<\/a> (depuis 1670) et de la <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Compagnie_du_Nord-Ouest\" target=\"_blank\">North West Company<\/a> (1783-1821) qui l&rsquo;utilis\u00e8rent comme unit\u00e9 standard de commerce dans leurs r\u00e9seaux de postes de traite respectifs. La standardisation fut encore renforc\u00e9e apr\u00e8s la fusion des deux compagnies en 1821 : bien qu&rsquo;elle variait quelque peu d&rsquo;une r\u00e9gion \u00e0 l&rsquo;autre et selon la saison, sa valeur \u00e9tait \u00e0 peu pr\u00e8s la m\u00eame partout en Am\u00e9rique du Nord, le r\u00e9seau s&rsquo;\u00e9tendant alors du Labrador au Pacifique et de la Californie aux glaces polaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant d&rsquo;aller plus avant, voyons comment se d\u00e9roulait la chasse au castor sur le nouveau continent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Am\u00e9rindiens et les trappeurs chassaient le castor pour sa viande et le castor\u00e9um. \u00c9tant tr\u00e8s odorant, ils utilisaient ce dernier pour attirer dans leurs pi\u00e8ges les pr\u00e9dateurs du castor tel que le lynx, le loup, la martre et le carcajou. Chass\u00e9 bien s\u00fbr par-dessus tout pour sa fourrure avec laquelle on alimentait l&rsquo;insatiable march\u00e9 europ\u00e9en, le castor canadien a aussi failli dispara\u00eetre d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord au 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est facile d&rsquo;avoir une id\u00e9e de la rafle des animaux \u00e0 fourrure qui s\u00e9vissait dans toute l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. En ce qui a trait au nombre de peaux export\u00e9es du Canada, le castor \u00e9tait le plus touch\u00e9 mais certaines ann\u00e9es il arrivait deuxi\u00e8me (et parfois troisi\u00e8me) derri\u00e8re le raton laveur ou le cerf comme le montrent ces statistiques de 1787 : raton laveur (140 346), castor (139 509), cerf (102 656), martre (68 142), loutre (26 330), ours (17 109),&nbsp; vison (16 951), wapiti (9 816), loup (9 687), renard (8 913) et phoque (125).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En plus de la Grande-Bretagne, ces peaux&nbsp; \u00e9taient export\u00e9es en Russie, Prusse, Allemagne, Hollande, Belgique, France, Italie, Turquie, Chine et aux \u00c9tats-Unis. On ne sait pas tr\u00e8s bien comment, mais le castor a surv\u00e9cu et aujourd&rsquo;hui on estime sa population \u00e0 plus de 10 millions d&rsquo;individus en Am\u00e9rique du Nord. Prot\u00e9g\u00e9 dans la plupart des pays d&rsquo;Europe, il a fait l&rsquo;objet de nombreux programmes de r\u00e9introduction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le commerce des fourrures suivait les saisons. En hiver, la meilleure saison, la fourrure est \u00e0 son \u00e9paisseur maximale et est bien fournie. Une fois la fourrure enlev\u00e9e elle devait \u00eatre pr\u00e9par\u00e9e. Elle devait d&rsquo;abord \u00eatre bien tendue sur un cadre de bois ou par terre avec des piquets. L&rsquo;int\u00e9rieur de la peau devait \u00eatre racl\u00e9 pour enlever toute chair et toute mati\u00e8re grasse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On l&rsquo;enduisait ensuite d&rsquo;une mixture de cervelle cuite ou de foie pour emp\u00eacher la peau de se putr\u00e9fier (arr\u00eat du vieillissement des cellules). Cette \u00e9tape s&rsquo;appelle le tannage. Apr\u00e8s quelques jours la peau \u00e9tait lav\u00e9e et \u00e9tir\u00e9e encore une fois. Elle \u00e9tait finalement frott\u00e9e avec une corde tress\u00e9e serr\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elle soit s\u00e8che et douce.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au printemps, les peaux de castor \u00e9taient envoy\u00e9es aux manufacturiers en Europe. Les poils les plus gros \u00e9taient utilis\u00e9s pour les couches internes des chapeaux et enduits de vernis pour les imperm\u00e9abiliser. Les plus petits servaient pour couvrir l&rsquo;ext\u00e9rieur. La peau elle-m\u00eame servait \u00e0 faire des gants, des valises et de la colle. En ao\u00fbt et septembre les fourrures \u00e9taient transform\u00e9es en v\u00eatements pr\u00eats pour la vente lorsque l&rsquo;hiver arrivait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je crois que nous en savons maintenant assez pour entrer dans le vif du sujet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le standard mon\u00e9taire implant\u00e9 par les compagnies de traite \u00e9tait le &laquo; made beaver &raquo; (abr\u00e9viation MB) qui en fran\u00e7ais pourrait se traduire par peau de castor pr\u00e9par\u00e9e. La peau de castor pr\u00e9par\u00e9e est une peau de castor adulte en parfaite condition (fourrure bien fournie) et pr\u00eate pour la vente sur les march\u00e9s europ\u00e9ens. Elle devait pr\u00e9alablement \u00eatre nettoy\u00e9e, \u00e9tir\u00e9e et convenablement tann\u00e9e. Il semble que le terme &laquo; skin &raquo; (peau) ait aussi \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 par les trappeurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour avoir une id\u00e9e de ce que valait le &laquo; made beaver &raquo;, voici les \u00e9quivalences de plusieurs marchandises de la North West Company par rapport au &laquo; made beaver &raquo; :<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>1 MB = 3\/4 de livre de perles color\u00e9es<\/td>\n<td>1 MB = 1 1\/2 livre de poudre \u00e0 canon<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>1 MB = 1 bouilloire en laiton<\/td>\n<td>1 MB = 2 livres de sucre<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>1 MB = 1 gallon de brandy<\/td>\n<td>1 MB = 2 verges de flanelle<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>1 MB = 12 douzaines de boutons<\/td>\n<td>1 MB = 1 paire de hauts-de-chausses<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>1 MB = 1 paire de soulier<\/td>\n<td>1 MB = 20 pierres de silex<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>1 MB = 8 couteaux<\/td>\n<td>1 MB = 2 paires de lunette<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>1 MB = 2 hachettes<\/td>\n<td>1 MB = 20 hame\u00e7ons<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>1 MB = 1 couverture<\/td>\n<td>4 MB = 1 pistolet<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>1 MB = 2 chemises<\/td>\n<td>11 MB = 1 mousquet<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous sommes en droit de nous demander comment le trappeur et l&rsquo;agent d\u00e9sign\u00e9 au poste de traite faisaient-ils pour fonctionner en MB. Habituellement, apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre entendus sur la valeur (en MB) du butin que le trappeur voulait \u00e9changer, on s&rsquo;entendait sur les objets \u00e0 utiliser pour repr\u00e9senter les unit\u00e9s de cette valeur. Cela pouvait \u00eatre des b\u00e2tonnets, des disques d&rsquo;ivoire, des balles de mousquet, des \u00e9pines de porc-\u00e9pic etc. Certains objets pouvaient d\u00e9signer des multiples de 10 ou 50 par exemple, si besoin \u00e9tait. L&rsquo;\u00e9quivalent de la valeur lui \u00e9tait donc remis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ensuite, riche de ses jetons (monnaie d&rsquo;\u00e9change convenue) le trappeur pouvait faire ses achats au petit magasin. Les prix \u00e9tant tous indiqu\u00e9s en MB, les jetons \u00e9taient \u00e9chang\u00e9s contre des marchandises et fournitures au fur et \u00e0 mesure qu&rsquo;il les choisissait. Mais qu&rsquo;arrivait-il lorsqu&rsquo;il ne parvenait pas \u00e0 utiliser tous ses jetons ? Les conservait-il pour la prochaine fois ? Le commis n&rsquo;avait d&rsquo;autre choix que de consigner le montant de cr\u00e9dit dans des livres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, cette m\u00e9thode n&rsquo;\u00e9tait pas des plus s\u00fbres. Par ailleurs, de 1820 \u00e0 1870 la Compagnie de la Baie d&rsquo;Hudson \u00e9mit son propre papier-monnaie. Imprim\u00e9s \u00e0 Londres, les billets dont les coupures \u00e9taient en livres sterling furent \u00e9mis \u00e0 &laquo; York Factory &raquo;, &laquo; Fort Gary &raquo; et \u00e0 &laquo; Red River colony &raquo;. Ils sont tr\u00e8s rares : \u00e9tant donn\u00e9 qu&rsquo;ils \u00e9taient \u00e9mis par la compagnie pour utilisation dans ses postes de traite, la grande majorit\u00e9 des billets \u00e9taient d\u00e9truits une fois retir\u00e9s de la circulation. Nous en savons tr\u00e8s peu sur ces derniers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une solution au probl\u00e8me de la remise au comptant fut trouv\u00e9e. S&rsquo;il n&rsquo;achetait pas pour l&rsquo;\u00e9quivalent de ses fourrures, le trappeur recevrait des jetons pour le manque \u00e0 gagner. Il pourrait ensuite les utiliser quand bon lui semblerait. Les jetons seraient ni plus ni moins qu&rsquo;une preuve de note de cr\u00e9dit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>JETONS DU DISTRICT DE EAST MAIN.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" width=\"1724\" height=\"997\" class=\"size-full wp-image-1059 aligncenter\" alt=\"East Main District Tokens\" src=\"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/East-Main-District-Tokens.png\" srcset=\"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/East-Main-District-Tokens.png 1724w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/East-Main-District-Tokens-300x173.png 300w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/East-Main-District-Tokens-768x444.png 768w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/East-Main-District-Tokens-1024x592.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1724px) 100vw, 1724px\" \/>Les premiers jetons officiels de la Compagnie de la Baie d&rsquo;Hudson sont l&rsquo;\u0153uvre de George Simpson Mctavish de Fort Albany en 1854. On pense qu&rsquo;ils furent utilis\u00e9s \u00e0 partir de 1857. Ils auraient \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9s \u00e0 Birmingham et les coins auraient \u00e9t\u00e9 grav\u00e9s par Henry Smith. Les coins qui ont servi \u00e0 les frapper sont conserv\u00e9s dans les archives de la compagnie. En plus de promouvoir la compagnie, ces jetons avaient l&rsquo;avantage d&rsquo;\u00eatre \u00e9mis en plusieurs d\u00e9nominations dont 3 en fraction de MB, ce qui permettait de remettre le change.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Faits en laiton (ou cuivre jaune, alliage de cuivre et de zinc) ces jetons ont \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9s pour utilisation dans le district de East Main. Ce district de la compagnie se situait au sud et \u00e0 l&rsquo;est de la Baie d&rsquo;Hudson (Nord de l&rsquo;Ontario et du Qu\u00e9bec). Il y a 4 d\u00e9nominations : 1 MB (30 mm), 1\/2 MB (27 mm), 1\/4 MB (24,5 mm) et finalement 1\/8 MB (19 mm).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l&rsquo;Avers : les armoiries de la compagnie avec la devise PRO PELLE CUTTEM (&laquo; A skin for a skin &raquo; que l&rsquo;on peut traduire par &laquo; peau pour peau &raquo; : les trappeurs risquaient leur peau &#8211; leur vie &#8211; pour se procurer des peaux).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au revers : sur 4 lignes, HB (Hudson&rsquo;s Bay)&nbsp; \/&nbsp; E&nbsp; M (East Main)&nbsp; \/&nbsp; 1 (d\u00e9nomination : 1, 1\/2, 1\/4 ou 1\/8)&nbsp; \/&nbsp; N&nbsp; B (pour &laquo; Made Beaver &raquo;, le N au lieu du M est, semble-t-il, une erreur du graveur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains de ces jetons portent la marque circulaire d&rsquo;un petit poin\u00e7on au bas du revers. Pendant plus d&rsquo;un si\u00e8cle les numismates croyaient que c&rsquo;\u00e9tait une marque d&rsquo;annulation apr\u00e8s utilisation. On pense maintenant que c&rsquo;\u00e9tait pour les distinguer. Ceux avec la marque de poin\u00e7on ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s au poste de Moose Factory.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une lettre dat\u00e9e du 29 avril 1867, James Anderson, agent au poste de Moose Factory, demanda au gouverneur de la compagnie la permission d&rsquo;utiliser de la monnaie dans son district. La r\u00e9ponse du gouverneur et de son comit\u00e9 (dat\u00e9e du 24 juin) sugg\u00e9ra \u00e0 la place que les jetons non utilis\u00e9s du district de East Main soient envoy\u00e9s sur le champ \u00e0 Moose Factory. Le 5 septembre Anderson r\u00e9pondait que les jetons re\u00e7us faisaient l&rsquo;affaire et qu&rsquo;il allait les faire marquer pour les distinguer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>JETONS DU DISTRICT DU LABRADOR.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" width=\"1584\" height=\"887\" class=\"size-full wp-image-1063 aligncenter\" alt=\"Labrador district Tokens\" src=\"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Labrador-district-Tokens.png\" srcset=\"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Labrador-district-Tokens.png 1584w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Labrador-district-Tokens-300x168.png 300w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Labrador-district-Tokens-768x430.png 768w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Labrador-district-Tokens-1024x573.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1584px) 100vw, 1584px\" \/>Une autre s\u00e9rie de jetons, en aluminium ceux-l\u00e0, firent leur apparition entre 1914 et 1918. Ils furent \u00e9mis pour le district du Labrador par un employ\u00e9 de la compagnie, Ralph Parsons. D\u00e8s 1909 il avait \u00e9mis des jetons sous forme de morceaux de m\u00e9tal quelconques marqu\u00e9s avec son nom. Il devint plus tard commissaire du commerce des fourrures. Ces jetons furent utilis\u00e9s jusque dans les ann\u00e9es 1920 avant que ne soit \u00e9mise la s\u00e9rie suivante. On les retrouve en 4 d\u00e9nominations : 1 MB (21 mm), 5 MB (25 mm), 10 MB (29 mm) et 20 MB (32 mm).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l&rsquo;Avers : HUDSON&rsquo;S BAY COMPANY en grosses lettres sur plus de la moiti\u00e9 du pourtour, LABRADOR DISTRICT sur deux lignes droites dans le bas et la d\u00e9nomination au centre (1, 5, 10 ou 20) mais pas de MB.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au revers : pratiquement rien except\u00e9 une mince ligne concentrique pr\u00e8s du listel<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>JETONS DU DISTRICT DU SAINT-LAURENT ET LABRADOR.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" width=\"1595\" height=\"935\" class=\"size-full wp-image-1060 aligncenter\" alt=\"St-Laurence Labrador distrct Tokens\" src=\"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/St-Laurence-Labrador-distrct-Tokens.png\" srcset=\"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/St-Laurence-Labrador-distrct-Tokens.png 1595w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/St-Laurence-Labrador-distrct-Tokens-300x176.png 300w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/St-Laurence-Labrador-distrct-Tokens-768x450.png 768w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/St-Laurence-Labrador-distrct-Tokens-1024x600.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1595px) 100vw, 1595px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les districts du Saint-Laurent et du Labrador furent amalgam\u00e9s en juin 1922. Suite \u00e0 cet \u00e9v\u00e9nement, vers 1923 de nouvelles s\u00e9ries de jetons en aluminium furent introduites. Il y a en effet deux s\u00e9ries de jetons diff\u00e9rentes : une avec l\u00e9gendes aux petites lettres et l&rsquo;autre avec l\u00e9gendes aux grosses lettres. Ces vari\u00e9t\u00e9s se distinguent aussi par les diff\u00e9rents symboles se trouvant au bas de chaque c\u00f4t\u00e9. Comme pour la s\u00e9rie pr\u00e9c\u00e9dente, ils sont au nombre de 4 d\u00e9nominations : 1 MB (22 mm), 5 MB (25 et 26 mm), 10 MB (29 mm) and 20 MB (32 mm).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l&rsquo;Avers : ST. LAWRENCE LABRADOR DISTRICT sur presque tout le pourtour, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du cercle perl\u00e9. La d\u00e9nomination se trouve au centre (1, 5, 10 ou 20) et M.B. (Made Beaver) en dessous. Les symboles dans le bas varient selon le type. Type avec petites lettres : 1 MB (pas de symbole), 5, 10 et 20 MB (un point entre deux tirets). Type avec grosses lettres : 1 MB (un gros point), 5 MB (un ast\u00e9risque), 10 MB (trois gros points align\u00e9s), 20 MB (un cercle accost\u00e9 de deux losanges allong\u00e9s).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au revers : HUDSON&rsquo;S BAY COMPANY sur presque tout le pourtour, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;un cercle perl\u00e9. La d\u00e9nomination se trouve au centre (pas de M.B.). Les symboles dans le bas varient selon le type. Type avec petites lettres : 1 MB (un losange), 5, 10 et 20 MB (un losange dont les coins de chaque c\u00f4t\u00e9 se terminent par un trait horizontal). Type avec grosses lettres : 1 et 5 MB (un ast\u00e9risque), 10 MB (trois gros points align\u00e9s), 20 MB (un ast\u00e9risque accost\u00e9 de deux losanges allong\u00e9s).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>JETONS DE L&rsquo;ARCTIQUE DE L&rsquo;EST.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" width=\"1684\" height=\"922\" class=\"size-full wp-image-1061 aligncenter\" alt=\"Arctique de est Tokens V0\" src=\"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Arctique-de-est-Tokens-V0.png\" srcset=\"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Arctique-de-est-Tokens-V0.png 1684w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Arctique-de-est-Tokens-V0-300x164.png 300w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Arctique-de-est-Tokens-V0-768x420.png 768w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Arctique-de-est-Tokens-V0-1024x561.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1684px) 100vw, 1684px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une derni\u00e8re s\u00e9rie de jetons en aluminium fut utilis\u00e9e de 1946 \u00e0 1961 ou 1962. Compl\u00e8tement diff\u00e9rents des pr\u00e9c\u00e9dents, ils sont frapp\u00e9s sur un seul c\u00f4t\u00e9 et les motifs sont en creux. Le design est tr\u00e8s simple : on y retrouve l&rsquo;acronyme de la compagnie (les lettres H B C) \u00e9pousant la forme du pourtour dans le haut et la d\u00e9nomination plus bas, en gros chiffres. Ils ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mis en 5 d\u00e9nominations bas\u00e9es sur le syst\u00e8me mon\u00e9taire d\u00e9cimal canadien actuel, soit 5, 10, 25, 50 et 100 cents (le mot cents n&rsquo;appara\u00eet pas sur les jetons). Leur diam\u00e8tre est de 20, 26, 32, 38 et 45 mm respectivement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" width=\"1171\" height=\"595\" class=\"size-full wp-image-1062 aligncenter\" alt=\"One WHite Fox Tokens V0\" src=\"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/One-WHite-Fox-Tokens-V0.png\" srcset=\"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/One-WHite-Fox-Tokens-V0.png 1171w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/One-WHite-Fox-Tokens-V0-300x152.png 300w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/One-WHite-Fox-Tokens-V0-768x390.png 768w, http:\/\/www.lesnumismates.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/One-WHite-Fox-Tokens-V0-1024x520.png 1024w\" sizes=\"(max-width: 1171px) 100vw, 1171px\" \/>Un jeton carr\u00e9 de 45 mm avec les coins arrondis vient compl\u00e9ter cette s\u00e9rie. On trouve les lettres H B C align\u00e9es dans le haut et le chiffre 1 au centre en dessous. Il est aussi frapp\u00e9 sur un seul c\u00f4t\u00e9 avec les motifs en creux. Il valait 1 renard arctique (&laquo; white fox &raquo; ou &laquo; arctic fox &raquo;). Le renard arctique \u00e9tait devenu le nouveau standard de commerce dans l&rsquo;arctique : le march\u00e9 du castor \u00e9tant sur le d\u00e9clin, le renard arctique \u00e9tait plus appropri\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il semblerait que ces jetons ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mis pour jouer un r\u00f4le d&rsquo;\u00e9ducation aupr\u00e8s des esquimaux qui n&rsquo;\u00e9taient pas familier avec le syst\u00e8me d\u00e9cimal canadien. Un trappeur amenant ses fourrures au poste de traite recevait l&rsquo;\u00e9quivalent de la valeur en jetons carr\u00e9s (renards arctiques). Ceux-ci \u00e9taient ensuite \u00e9chang\u00e9s contre les jetons circulaires (en dollar et cents) et le trappeur pouvait ainsi &laquo; acheter &raquo; (comme on le fait maintenant) les produits qu&rsquo;il d\u00e9sirait, au lieu de les \u00e9changer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sources:<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>Wikipedia, source d&rsquo;information de toute sorte.<\/li>\n<li>Le site des Archives du Manitoba.<\/li>\n<li>Canadian Medals and Tokens, Calagry Coin Gallery (site Internet).<\/li>\n<li>Divers autres sites Internet.<\/li>\n<li>Canadian Colonial Tokens, 7<sup>th<\/sup> edition, The Charlton Press, 2010.<\/li>\n<li>L&rsquo;encyclop\u00e9die Grolier, \u00c9dition Uni-Cana, 1954.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les d\u00e9couvreurs et les premiers explorateurs du nouveau monde et les colons qui suivirent se rendirent vite compte que les Am\u00e9rindiens et les Inuits n&rsquo;avaient que faire de leur argent. Ces derniers voulaient surtout des fusils, de la poudre \u00e0 fusil, du tabac, des pots, des casseroles, des couvertures de laine et des outils comme des couteaux et des haches.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1065,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/200"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=200"}],"version-history":[{"count":10,"href":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/200\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1946,"href":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/200\/revisions\/1946"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1065"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=200"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=200"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesnumismates.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=200"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}